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SHAMIN A. SOOKIA (DIRECTEUR GENERAL DE PERIGEUM CAPITAL)POUR UNE ORGANISATION PYRAMIDALE MODERNISÉE

SHAMIN A. SOOKIA (DIRECTEUR GENERAL DE PERIGEUM CAPITAL)POUR UNE ORGANISATION PYRAMIDALE MODERNISÉE

De nombreux dirigeants quinquagénaires étaient d’abord des techniciens avant de devenir des stratèges, rappelle le CEO de Perigeum Capital.

Le leadership de Shamin Sookia s’est construit dans l’exigence et la discipline des métiers du chiffre. Directeur de Perigeum Capital, il débute sa carrière dans la comptabilité, l’audit, la fiscalité et le management consultancy au sein de cabinets d’audit reconnus, notamment De Chazal du Mée (Arthur Andersen), Deloitte, puis EY. Ce parcours lui permet d’acquérir une base technique solide, tout en observant de près les pratiques managériales de dirigeants aux profils variés. Cette période constitue pour lui un temps d’apprentissage déterminant, à la fois sur le plan professionnel et humain.

Au fil de ses expériences, Shamin Sookia est confronté à une diversité marquée de styles de leadership. Il côtoie des dirigeants exerçant leur autorité avec excès, d’autres adoptant une posture plus souple, mais tout aussi assurée. Certains placent le développement personnel au centre de leur approche, tandis que d’autres défendent un leadership transformationnel. Selon lui, ces derniers se distinguent par un équilibre entre technicité, clairvoyance, humilité, effort continu, persévérance et charisme. Rares, ces profils retiennent son attention. Son regard se tourne vers eux, et son propre style de leadership s’en inspire, évoluant progressivement avec le temps.

Sur le plan organisationnel, Shamin Sookia rappelle que les structures pyramidales et traditionnelles ont longtemps dominé l’entreprise. Toutefois, il observe qu’au fil des décennies, ces modèles ont évolué vers davantage de collaboration entre les différentes zones de responsabilité et de décision. À ses yeux, il n’existe pas de structure idéale. Il se dit néanmoins favorable à une organisation pyramidale modernisée, reposant sur la contribution de chacun, dans le respect mutuel, tout en intégrant les connaissances techniques, la communication, l’équité et la motivation.

Beaucoup de dirigeants de sa génération ont d’abord été des techniciens avant de devenir des stratèges. Shamin Sookia explique que la connaissance technique agit comme un élément déclencheur, car elle permet d’introduire le contexte, notamment celui de l’entreprise. La technicité ne peut exister sans cadre précis. Ce contexte englobe les savoirs techniques, mais aussi la compréhension de l’organisation, des êtres humains qui la composent, de leurs comportements, ainsi que des mécanismes de communication, de motivation et de prise de décision dans des situations variées.

« Dans l’entreprise moderne, le CEO ne peut dissocier la dimension humaine du reste de l’organisation. Toute décision, qu’elle soit opérationnelle ou stratégique, suppose avant tout une réflexion orientée vers la gestion des personnes. Les êtres humains ne sont pas des robots et ne le seront jamais, même lorsqu’ils sont fortement engagés au service de l’entreprise. Le dirigeant, tout en faisant respecter les hiérarchies et les décisions qui en découlent, qu’elles soient quotidiennes, trimestrielles ou annuelles, doit rester à l’écoute de l’ensemble des collaborateurs. Le dialogue entre la direction et l’employé lambda, qu’il porte sur des sujets personnels ou opérationnels, est présenté comme vital pour la survie de l’entreprise », observe Shamin Sookia.

Le CEO moderne fait également face aux attentes de la jeune génération, évoluant dans un environnement où la rapidité est souvent privilégiée au détriment de la constance et de la patience. Shamin Sookia estime que les jeunes ne sont pas responsables de cet état d’esprit, dans la mesure où leur environnement favorise le matérialisme, le confort artificiel et la recherche de résultats immédiats. Face à ces défis, le dirigeant doit rester à l’écoute tout en faisant respecter des règles fondées sur des connaissances et des recherches acquises au fil de plusieurs générations d’entrepreneurs, dans des secteurs variés.

L’intelligence artificielle représente enfin un défi autant qu’une opportunité. Si l’efficience et l’acquisition de nouvelles connaissances constituent des atouts pour l’entreprise moderne, Shamin Sookia insiste toutefois sur la nécessité d’évaluer avec justesse l’équilibre entre l’usage de ces technologies et la contribution humaine. « L’intelligence artificielle demeure un outil au service du développement des entreprises, à condition de se concentrer d’abord sur les objectifs du business, la technologie agissant comme un facilitateur stratégique », soutient-il.

Chez Perigeum Capital, le fait d’être devenu un Collaborating Firm of Andersen Consulting depuis juin 2025 implique ainsi l’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus d’exécution, notamment dans le cadre des prestations fournies aux clients.

Shamin Sookia (Informations personnelles) :

  • Livres préférés : les ouvrages traitant de sujets philosophiques et anthropologiques
  • Film préféré : Pas de préférence sinon les films romantiques (Hollywood aussi bien que Bollywood)
  • Passe-temps préféré : le football, la lecture et les documentaires animaliers
  • Destination préférée : l’Europe et les safaris en Afrique